Sac de voile : quelles choses essentielles emporter ?

Partir pour un long weekend de voile est l’une de mes activités favorites dès le printemps. Néanmoins, il est nécessaire de préparer méticuleusement son sac de voile pour ne pas transformer une journée bateau en journée de galère… les conséquences sont variées mais toujours désagréables !

Chaque année, lorsque l’opportunité de quelques jours de congés rimant avec voile approche, mon talent d’organisateur né resurgit : j’organise mon paquetage quelques semaines à l’avance pour être prêt à partir.

Pour être sûr de ne rien oublier, j’ai une liste de choses indispensables (et d’autres simplement ‘utiles’) que vous pouvez reprendre et adapter à votre guise pour compléter votre sac de voile !

Règle d’or : anticiper son départ

Il est facile d’acheter la plupart des choses sur la liste dans les magasins de sport et/ou sur des sites spécialisés. Autant pour la tranquillité d’esprit que pour la recherche “du meilleur prix”, c’est pourquoi je recommande de s’atteler à la constitution de son sac de voile au moins 10 jours avant votre sortie en bateau.

Evidemment, en ces temps de confinement pour cause de Coronavirus, c’est aussi l’occasion de s’évader intellectuellement que de préparer sa prochaine navigation côtière 😉

Mon sac “léger” pour une sortie voile de courte durée : sous-vêtements et bonnet, une paire de chaussures, 2 t-shirts, 1 short, 1 polaire, 1 pantalon de quart et une vareuse + mon gilet de sauvetage manuel.

Le(s) Sac(s) de Voile

La question du sac est double, en tous cas pour moi : je sépare toujours mes affaires de bateau dans deux sacs distincts : un petit (30 à 40 litres) et un grand (90 à 150 litres).

Le petit sac : l’essentiel en navigation

Le premier contient 1 exemplaire de chaque chose indispensable en navigation, pour trouver rapidement ce dont j’ai besoin sans quitter le cockpit trop longtemps et ne jamais hésiter à m’équiper correctement.

Mon petit sac est le plus souvent un Zulupack Borneo 45L (76€) en nylon 420D ce qui lui donne le double avantage de ne peser qu’1,5 kilos et néanmoins d’être totalement étanche. Cette caractéristique le rend un peu plus cher que la moyenne, mais si vous avez un budget serré, optez sans hésitation pour son équivalent plus petit chez Orangemarine : Duffel Bag étanche 30L (50€).

Le Grand sac : le rechange et les accessoires

Le grand sac contient tous les rechanges, accessoires, outils, pharmacie personnelle, piles et chargeur de téléphone, etc.

Mon grand sac est le modèle North Face Base Camp Duffel XL de 132 litres (105€), pratique pour tout ranger. Il est robuste et résistant à l’abrasion sans être totalement étanche.

Pour les sorties plus courtes, j’ai opté pour un autre “grand sac” moins encombrant et plus abordable est le sac Extend de Forclaz (Décathlon) modulable de 80 à 120 litres (60€ seulement) comme visible sur la photo ci-dessus. Il me permet notamment d’emporter mon sac de couchage et même un oreiller.

Quelle option pour un seul sac ?

Si vous être du genre à partir léger, je ne saurais trop conseiller le sac Duffel Bag M – 70L d’Helly Hansen (52,30€ sur Amazon). J’en ai possédé un durant des années, et sans une erreur d’inattention il aurait continué à m’accompagner encore longtemps.

Le gilet de sauvetage – PFD

Objet indispensable entre tous, avoir à bord du voilier un gilet de sauvetage adapté au poids et à la taille de chaque équipier est indispensable. Personnellement, j’apporte le mien à chaque sortie pour une raison simple : je le connais, il est réglé pour moi, je n’hésite donc jamais à le mettre.

Pour un adulte, il est recommandé un gilet d’aide à la flottaison d’au moins 150N minimum, dont les prix débutent à 70€ jusqu’à 150€. Les gilets à déclenchement automatique (si contact avec l’eau) comme le Plastimo Pilot 165 (82,8€) sont plus pratiques car ils sont relativement compactes et légers, donc on transpire moins en les portant et on ne les sent quasiment pas en navigation et durant les manoeuvres.

J’ai un modèle 150N manuel de chez Orangemarine et un modèle 170N automatique, que je sors plus rarement. Des modèles adaptés aux enfants sont également disponibles en version ‘150 Newton’ (80€ sur Amazon).

Les vêtements

En matière de vêtements, il vous faudra avant tout consulter les prévisions météo sur votre lieu de navigation et adapter votre équipement à la saison. Les incontournables suivants seront néanmoins souvent dans votre sac de voile, peu importe la saison :

Veste de quart ou vareuse de voile

Une vareuse de bateau n’est, dans tous les cas, jamais un mauvais investissement. Les marques les plus connues, comme Helly Hansen, Musto, Gill, Guy Cotten impliquent des budgets conséquents.

En navigation côtière, je me satisfait amplement de la vareuse Race Offshore 900 de Tribord (Décathlon) à 160€, sur le site ou en magasins.

Si vous êtes moins sensible à la question budgétaire ou si vous voulez opter pour la version identique chez Helly Hansen : l’Aegir Race Smock vous coutera 388€ mais fait office de référence mondiale en navigation à la voile.

salopette ou pantalon de quart

Un bon pantalon de quart, aux coutures étanches et gardant le postérieur au chaud est un investissement indispensable, surtout si vous devez un jour assurer des quarts de nuit par mer agitée.

La salopette de bateau que j’ai choisie est le modèle Pier 2 d’Helly Hansen (105€ sur Amazon), elle entame sa deuxième saison et n’a pas bougé ni au niveau de la couleur ni au niveau de l’étanchéité des couleurs. La zone des fesses est renforcée contre l’abrasion. Je l’adore.

PS : sur la photo elle parait noire mais elle est en réalité bleue foncé !

Musique

En bateau, le temps peu parfois paraitre long… la musique aide à combler certains moment “creux” où le besoin de compagnie ou d’ambiance peut se faire sortir.

Ainsi, je vous conseil. d’emporter une enceinte portative comme la JBL Clip 3 (44€ – étanche, connectée à votre smartphone en bluetooth et autonome pendant 10h) ou un câble auxiliaire (5€) si l’unité sur laquelle vous allez naviguer dispose d’un système de sonorisation. Pour les utilisateurs d’iPhone il existe sur Amazon un modèle de câble “Lightening / jack-3,5mm – 1 mètre”, très pratique pour ce cas de figure : 7,99€ !

Lampe frontale

C’est l’accessoire indispensable du marin ! Même les navigateurs côtiers comptent beaucoup sur leur lampe frontale.

Dans mon cas, j’ai deux lampes frontales (le principe de redondance des systèmes s’applique en priorité aux lampes) de la marque la plus connue Petzl.

Le premier modèle de lampe frontale est tout petit, je le laisse en permanence dans la poche de ma vareuse car la lampe tient dans une boite minuscule et dispose d’une lumière rouge, bien pratique pour les quarts de nuit : Petzl E+, 35€.

La seconde lampe est celle que j’utilise le plus régulièrement, la Petzl Tactikka coute moins de 30€. Elle se recharge en USB en 35 minutes (plutôt que de gâcher beaucoup de piles au lithium) et dispose d’un sifflet de sécurité.

Appareils électroniques

Pour ne pas trop tirer sur les batteries de service à la nuit tombée, je recommande également d’emporter avec vous une batterie externe afin de pouvoir recharger tous vos accessoires électroniques en fin de journée : smartphone, GoPro, disque dur, enceinte de musique, lampe de poche, etc.

Tous ces petits accessoires ont besoin d’une recharge par jour (ou presque) et j’ai horreur de devoir faire peser tout cela sur les batteries la nuit, alors que le pilote et le traceur sont déjà allumés…

Personnellement, et plutôt que des accessoires chinois à la durée de vie incertaine, je me tourne quasiment systématiquement vers la marque Anker, avec laquelle j’ai eu de très bonnes expériences : une batterie Anker de 20.000 mAh coute à peine 25€ en ligne et ne pèse que 350 grammes et peut recharger mon iPhone jusqu’à 5 fois !

Astuce : Je l’associe également à une petite lampe à LED alimentée sur l’un des ports USB de la batterie, et cela me permet de lire confortablement sans consommer l’énergie des batteries la nuit, lorsque les panneaux solaires ne rechargent rien.

Pharmacie de bord et pharmacie personnelle

En fonction de votre programme de navigation, ou tout simplement de l’unité sur laquelle vous naviguez, vous connaissez plus ou moins bien la pharmacie de bord (et celle-ci est plus ou moins bien réapprovisionnée).

En la matière, j’applique la règle suivante : la pharmacie de bord est réservée à l’imprévu. Tous les traitements personnels doivent être prévus individuellement et apportés à bord à chaque sortie en mer, accompagnés des ordonnances correspondantes au cas où il faudrait réapprovisionner à l’escale.

Personnellement, j’emporte une pharmacie personnelle assez pléthorique… principalement par superstition. De mon point de vue, c’est une manière de me rassurer vis à vis des situations imprévues et de leur gravité éventuelle.

Le kit basic comprend :

  • Paracétamol : pour soigner la fièvre, le mal de tête, les douleurs et maux divers et variés
  • Mer calme : pour les nausées liées au mal de mer
  • Gaviscon, Imodium, Ultra levure, Smecta : afin de traiter en quelques heures toutes les variétés de maux d’estomac et de troubles intestinaux
  • Voltaren ActiGo : en tube de gel, c’est un antalgique local et anti-inflammatoire non stéroïdien pour soigner les coups et les bosses
  • Cicatryl : conditionné en sachets-doses, permet de traiter les petites plaies, coupures, frottements, brûlures superficielles / peu étendues.
  • Ecran solaire & Biafine : j’opte pour un écran total SPF50, de préférence bio et/ou non toxique pour l’environnement. La biafine sert d’hydratant générique.

Comme expliqué plus haut, en ce qui me concerne, j’ajoute de nombreuses choses :

  • Un sachet de mouchoirs en papier scellé / neuf : toujours utile
  • Betadine :  antiseptique local utilisé sur la peau, les plaies, brûlures superficielles et lésions de la peau ou des muqueuses exposées à un risque d’infection.
  • Bandages & compresses : j’emporte5 petits rouleaux de gaze de cotons et quelques compresses stériles, facilement accessibles, de manière à pouvoir bander une lésion ou stopper un saignement rapidement en cas de chute dans le bateau.
  • Sparadrap : j’ai un rouleau en tissu et un rouleau ‘papier’ . Le premier est plus souple et néanmoins résistant à l’abrasion mais le premier est bien plus facilement déchirable avec les dents, si c’est ma main ‘forte’ qui est blessée.
  • Elastoplast : pour ‘strapper’ les petites entorses de la cheville, des poignets ou des pouces, dont je suis coutumier.
  • Advil : en cas de traitement de douleurs
  • UrgoTul TLC : ce sont des pansements ‘humides’ pour le traitement des plaies aiguës, notamment du pied si blessure sévère.
  • Fervex : pour les coups de froids, ça arrive…
  • Strips : pour refermer des coupures légères.
  • fil / aiguille : pour refermer des coupures plus profondes
  • Compeed : pour soulager les échauffements du talon d’Achille et/ou ampoules
  • Coalgan : pour les saignements du nez, auxquels je peux être sujet lorsque très fatigué.