Confinement : la mission plus compliquée de l’Office Français de la Biodiversité

Depuis le 1er janvier 2020, l’Agence Française pour la biodiversité et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage sont regroupés au sein du nouvel Office français de la biodiversité, une nouvelle force pour relever le défi de la protection et de la restauration de la biodiversité de l’hexagone et des Outre-mer, dont la mission est considérablement compliquée par le confinement appliqué à ses agents.

Début 2020, un nouvel organisme a été créé pour regrouper l’Agence de la biodiversité et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage au sein de l’Office de la Biodiversité. 

C’est donc désormais l’OFB qui a la responsabilité de la police de l’environnement. Un organisme qui doit à la fois assurer la sécurité de ses 2800 agents sur le terrain en leur demandant de rester chez eux et qui doit aussi continuer ses missions de contrôle.

L’OFB regroupe les agents de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Unir ces deux établissements dans la lutte pour la protection de la nature, permet de rassembler des expertises, sur les milieux aquatiques, terrestres et marins et faire front commun contre les menaces qui pèsent sur la biodiversité en France.

Les Moyens et forces de l’OFB

Regrouper ces deux entités, dont les agents sont implantés sur l’ensemble de l’hexagone et les Outre-mer, c’est aussi assurer un ancrage solide dans les territoires pour agir à l’échelle locale.

Ce nouvel établissement public est responsable de 5 missions complémentaires : 

  • la connaissance, la recherche et l’expertise sur les espèces, les milieux et leurs usages
  • la police de l’environnement et la police sanitaire de la faune sauvage
  • l’appui à la mise en œuvre des politiques publiques
  • la gestion et l’appui aux gestionnaires d’espaces naturels
  • l’appui aux acteurs et la mobilisation de la société

Pour remplir ses missions, l’Office s’appuie sur des équipes pluridisciplinaires : inspecteurs de l’environnement, ingénieurs, vétérinaires, techniciens, personnels administratifs, (etc.).

Il s’est organisé de façon matricielle pour prendre en compte tous les milieux, en transversalité, selon une articulation à trois niveaux :

  • une échelle nationale où se définissent et se pilotent la politique et la stratégie de l’OFB (directions et délégations nationales) ;
  • une échelle régionale où s’exercent la coordination et la déclinaison territoriale (directions régionales) ;
  • des échelons départementaux et locaux, de mise en œuvre opérationnelle et spécifique (services départementaux, antennes de façade, parcs
  • naturels marins, etc.).

Budget de l’Office Français de la Biodiversité

Dans le cadre de son budget pour 2020, l’OFB bénéficie de 433 millions d’euros de ressources, qui lui permettent notamment de réaliser une contribution au profit des onze parcs nationaux (y compris le nouveau parc national de forêts) à hauteur de 67 millions d’euros.

Effectifs de l’Office Français de la Biodiversité

L’Office Français de la Biodiversité est constitué de :

  • 2 800 agents (dont 1 900 dans les entités territoriales en hexagone et dans les Outre-mer)
  • Des directions nationales et régionales et leurs services territoriaux, aux actions complémentaires et fortement imbriquées, implantées dans l’hexagone et les Outre-mer
  • 9 parcs naturels marins et le sanctuaire de mammifères marins Agoa
  • 26 réserves naturelles

Des missions compliquées par le confinement

Les agents de l’OFB ont fort à faire durant le confinement lié au Coronavirus, alors qu’une hausse des atteintes à l’environnement est constatée.

Ceux-ci ne peuvent cependant plus intervenir que pour certaines missions comme :

  • Pollutions ayant un impact potentiel important sur les milieux, la faune, la flore ou la ressource en eau potable
  • Accidents graves de chasse
  • Saisies d’espèces protégées
  • Surveillance et police sanitaires des maladies réglementées
  • Constats de dommage, suivi des populations et récupération de cadavres de grands prédateurs.

C’est un constat particulièrement triste puisque de nombreux experts sont désormais convaincus que le Coronavirus symbolise le manque de respect de la nature par l’Homme.