Agriculture urbaine : elle se développe à grande vitesse !

L’agriculture urbaine et périurbaine est une forme émergente de pratique agricole effectuée en ville. Les activités agricoles urbaines et périurbaines ont toujours existé dans les villes ou à proximité pour des raisons pratiques d’approvisionnement alimentaire dans les zones les plus densément peuplées.

Savez-vous que l’on peut acheter du miel de l’Opéra de Paris ou du vin de Montmartre ? Et ce n’est pas tout : pommes, tomates, œufs, on trouve de tout dans l’agriculture urbaine ! Des élevages de poules, de chèvres ou de moutons, du maraîchage, des vergers, du houblon…

Il parait même qu’un seul toit de de Brooklyn, à New York, produit chaque année 25 tonnes de légumes. Il s’agit du toit d’une ancienne usine qui supporte 700 tonnes de terre. 

À Montréal, des potagers sortent de grands sacs en géotextile, ou smart pots, sur les places de la ville et dans la cour du Grand Théâtre de Québec. À Paris, des fraises poussent sur des murs de grands magasins, et des poires, dans les cours des écoles.

Des circuirs courts, pour réduire les émissions

De plus en plus, nos villes sont confrontées à de multiples défis environnementaux auxquels l’agriculture urbaine peut apporter des réponses utiles en fournisant une part de leur besoins alimentaires quotidiens.

L’agriculture urbaine et périurbaine est la production de légumes, de fruits ainsi que d’autres aliments en ville. Elle peut être pratiquée sur des toits, dans des cours, des potagers partagés et même dans des espaces publics.

L’ONU préconise notamment cette solution pour répondre aux besoins alimentaires des zones urbanisées, notamment dans les villes et les pays pauvres.

Selon la FAO (Food and Agriculture Organization) :

« Les jardins potagers peuvent être jusqu’à 15 fois plus productifs que les exploitations des zones rurales. Une superficie d’un mètre carré peut fournir 20 kg de nourriture par an ».

L’agriculture urbaine est une façon de jardiner responsable, de faire diminuer les émissions de CO2 et aussi les coûts de production. Par ailleurs, les fermes urbaines peuvent générer des emplois, depuis la production jusqu’à la vente et la distribution. Enfin, l’agriculture au cœur des villes répond à une demande croissante des citadins de retisser des liens avec la nature.

« Toutes les expériences de jardins productifs urbains ne répondent pas à la même dynamique (…) cela peut aller du simple loisir à une réelle activité commerciale en passant par un projet visant à restaurer du lien social » selon la sociologue Laurence Granchamp et la géographe Sandrine Glatron.

Selon la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, 800 millions de personnes font déjà de l’agriculture urbaine dans le monde.

Nourrir 10% des urbains

Cela implique cependant de repenser l’intégration des espaces agricoles dans les villes. A la clé : 10 % des populations des villes pourraient être nourris par l’agriculture urbaine selon le biologiste Julien Fosse, auteur de «Les agricultures urbaines : potentiel de développement et impacts sur l’environnement et l’aménagement des territoires», dans une note rédigée pour La Fabrique écologique.

L’intérêt principal des agricultures urbaines réside dans leur capacité à recréer un lien entre les citadins et la production de leur alimentation. Ces agricultures rendent également de nombreux services environnementaux :

  • en contribuant à la végétalisation des villes, ce qui favorise la rétention des eaux pluviales, la séquestration de carbone et limite les îlots de chaleur urbaine ;
  • en favorisant le maintien de la biodiversité ordinaire ;
  • en favorisant le recyclage de déchets organiques urbains ou la cogénération d’énergies à partir de biomasse lorsque les exploitations s’intègrent dans des démarches d’économie circulaire.

Encore beaucoup d’efforts à faire

La FAO estime que l’agriculture urbaine a un rendement 15 fois plus élevé que celui de l’agriculture rurale. Un mètre carré peut produire 20kg de nourriture par an.

Alors, est-ce suffisant pour nourrir toute la ville ? Probablement pas. Les surfaces cultivables semblent encore trop limitées, surtout dans les pays développés.

660 000 hectares pour nourrir les Parisiens !

Aujourd’hui, Paris affiche 5,5 hectares cultivés qui vont produire à terme 425 tonnes de fruits et légumes, 24 tonnes de champignons, 95 kg de miel ou encore 8 000 litres de bière par an.

Pour aller plus loin :

Si l’agriculture urbaine vous intéresse, voici 3 livres abordables pour tout comprendre et apprendre sur le sujet :

  1. Le meilleur ! Agriculteurs urbains : les pionniers de la production agricole en ville ! (29€)
  2. Le plus récent ! Agricultures urbaines innovantes (29€)
  3. Le moins cher ! La révolution de l’agriculture urbaine (25€)

via Reporterre & FuturaNature

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