Le règne de la viande est révolu d’après la fondation Terra Nova

Le think tank orienté à gauche Terra Nova appelle les Français à diviser par deux leur consommation de viande d’origine animale d’ici à 20 ans pour des raisons environnementales et sanitaires.

Reine de l’assiette, la viande pourrait-elle perdre son trône ? La question est de nouveau soulevée, non par une association environnementale ou des militants végétariens, mais par la fondation Terra Nova.

Dans son rapport « La viande au menu de la transition alimentaire » publié le jeudi 23 novembre et auquel Le Monde a eu accès, le think tank soulève à nouveau la question de notre consommation de viande. La fondation plaide en faveur « d’un nouvel équilibre entre nos traditions alimentaires, nos exigences sanitaires, nos impératifs environnementaux et nos intérêts économiques ».

La viande animale sous toutes ses formes

30% de protéines animales, pas plus

Terra Nova suggère que d’ici à 20 ans, notre régime alimentaire soit composé de deux tiers de protéines végétales et seulement un tiers de protéines animales (le ratio est inverse à l’heure actuelle).

Il s’agirait donc de diviser par 2 nos consommations de viande et de poisson.

Pour y parvenir, les auteurs du rapport établissent 11 propositions, dont la généralisation d’un repas végétarien dans les cantines au collège et lycée, la meilleure formation des cuisiniers ou encore l’étiquetage des produits pour faire figurer le mode d’élevage et d’abattage des bêtes.

Cet argumentaire intervient avant que ne se terminent les Etats généraux de l’Alimentation, souhaités par le président de la République Emmanuel Macron.

Vers une transition alimentaire modérée

Thierry Pech, le directeur général de Terra Nova, qui a coécrit le rapport, prévient que son objectif n’est pas de dénoncer la consommation de viande ou d’encourager les mouvements végétalien ou vegan :

« Cet objectif est trop éloigné des préférences collectives et nous condamnerait à n’être entendus que par une minorité. Nous souhaitons plutôt proposer une transition alimentaire plus modérée par le biais de politiques publiques de grande échelle. »

 

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