Chaque jour, 700 tonnes de déchets plastiques sont jetés en Méditerranée !

La pollution de la mer Méditerranée est un problème croissant selon l’Ifremer (L’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer), qui mène des études en Corse. Les particules microscopiques qui se détachent des plastiques jetés à la mer menacent à la fois l’équilibre de la faune que de la flore sous-marine.

Les scientifiques de l’Ifremer (L’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) mène actuellement des recherches autour de l’ile de Beauté.

En Corse, leurs relevés ont de quoi surprendre : des poubelles nombreuses sont retrouvées dans les filets des pécheurs. En plus de tous les sacs plastiques dérivant, entre deux eaux, à proximité des côtes.

La Méditerranée sous l’oeil des scientifiques

Selon les experts de l’Ifremer, la mer Méditerranée reçoit chaque jour environ 700 tonnes de déchets plastiques.

Au bas mot, ce sont donc 200 000 tonnes de déchets plastiques jetés à la mer chaque année.

La Méditerranée orientale semble la plus concernée par ce phénomène en raison des courants et de la direction des vents dominants.   Sur sa côte ouest, la Corse est un peu épargnée, même si ces déchets ont tendance à migrer vers le Cap Corse ou vers le sud d’Ajaccio.

Même si ces chiffres sont préoccupants, l’Ifremer se garde de tirer la sonnette d’alarme à mauvais escient :

« Le risque est très limité par ce que l’on sait maintenant que tout ce qui est ingéré (par les espèces, ndlr) ne va pas être gardé (…) dans les tissus, ça ne va pas être transféré dans la chaîne alimentaire. (…) Il y a peu de risque d’ingestion de grande quantité de plastique », indique François Galgani, responsable de l’Ifremer Corse.

La Mer Méditerranée en Corse

Tout comme le réchauffement climatique, cette pollution généralisée est sans doute un sujet qui fera bondir les écologistes de Sea Shepherd, l’association militante fondée par Paul Watson, qui a récemment annoncé qu’elle cessait momentanément son combat contre les baleiniers japonais.

Le transport des espèces

Les conséquences de la pollution liée aux sacs plastiques en Méditerranée seraient donc, pour l’heure, encore maitrisées. Mais l’impact de cette pollution marine à long terme peut cependant légitimement inquiéter les professionnels de la pêche, de l’aquaculture ou de l’ostréiculture.

Concernant la faune, il existe notamment de vraies questions scientifiques autour du transport des espèces. Ces dernières, transportées par les déchets plastiques sont notamment des algues ou des animaux unicellulaires, voire des bactéries qui pourraient un jour devenir pathogènes.

L’Ifremer les traque avec l’aide de l’université de Corse sur les côtes insulaires.

Via FranceInfo / France 3 Corse
photo : Geo.fr

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